Cinéma Québécois

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Caméra subjective

Image cadrée par la caméra du point de vue du personnage qui est censé regarder quelqu'un ou quelque chose devant lui. Ce cadrage donne l'impression au spectateur d'être impliqué, d'une manière ou d'une autre, dans l'action vécue par ce personnage. Par exemple, la caméra subjective est souvent utilisée dans les thrillers ou les films d'horreur : la caméra filme le « méchant », puis on voit sa victime de son point de vue; elle le regarde horrifiée dans les yeux, mais comme la caméra « remplace » le vilain, la victime regarde donc la caméra, d'où l'impression qu'elle regarde directement le spectateur.

Le cinéaste Robert Morin utilise la caméra subjective dans presque tous ses films, obligeant le spectateur à se mettre « dans la peau » du personnage remplacé par la caméra. Son film Petit Pow! Pow! Noël est entièrement tourné en caméra subjective, créant un sentiment de malaise chez le spectateur qui se sent épouvantablement voyeur.

Autre exemple : dans The Silence of the Lambs, dans une des scènes finales, Clarisse, le personnage de Jodie Foster, essaie de mettre la main sur le tueur, mais elle est plongée dans le noir; le tueur, lui, porte des lunettes infrarouges lui permettant de voir et de suivre Clarisse. La caméra subjective – qui est le point de vue du tueur – permet de filmer une Clarisse terrorisée qui ne voit pas le tueur puisqu'il n'y a pas de lumière. Cette caméra subjective est particulièrement efficace.

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