24 heures de vie… et quatre années d'interdiction !
Critique de la société de consommation créée par le système capitaliste, Gilles Groulx filme la société québécoise comme il la voyait en cet automne 1971. Un an après les événements d'octobre 1970, alors que « la belle province » est en pleine ébullition, le film dénonce l'aliénation des masses et exalte l'optimiste des progressistes qui veulent réveiller les consciences. L'Office national du film, qui avait produit 24 heures ou plus..., en retardera la diffusion jusqu'en 1976, censurant encore une fois l'œuvre de son fougueux cinéaste, jugé trop révolutionnaire…
Suspense documentaire
Dès l'ouverture, Groulx présente son film comme un « suspense dont le dénouement dépend de nous tous », invitant le spectateur à s'impliquer pour le changement social et à combattre la pollution générée aussi bien par le développement des transports que par celui des mass media. Alternant la couleur au noir et blanc, allant du graffiti à l'éditorial en passant par la publicité, 24 heures ou plus est une mosaïque d'époque commentée par le politologue Jean-Marc Piotte et mise en musique par le groupe rock Offenbach.