Un héros canadien-français
Le 14 février 1839, Marie-Thomas Chevalier de Lorimier, notaire de son état, apprend qu'il sera pendu le lendemain à l'aube avec quatre de ses co-conjurés de la rébellion de 1837-1838. Du fond de sa cellule, de Lorimier partage ses doutes, ses peurs et ses espoirs avec ses compagnons d'infortune, et fait de déchirants adieux à son épouse.
Intime et historique
Dans la rébellion de 1837-1838, des colons du Haut-Canada (Ontario) et du Bas-Canada (Québec) avaient engagé une lutte armée contre le pouvoir marchand des autorités britanniques. Ces « Patriotes », comme l'histoire les a désignés depuis, souhaitaient transformer les deux colonies en républiques progressistes. En évoquant ce grand drame historique dans la promiscuité d'une prison, où De Lorimier livrera son testament, le film de Falardeau révèle l'humanité de quelques-uns de ses plus célèbres protagonistes.
Un remake? Non, mais un complément :
Le film de Pierre Falardeau reprend, sous un angle différent, les événements que Michel Brault avait traités en 1999 dans Quand je serai parti, vous vivrez encore. Falardeau avait accusé Téléfilm, organisme du gouvernement canadien, d'avoir privilégié le financement du film de Brault pour justifier son refus de participer au sien, plus engagé pour la cause de l'indépendance du Québec.