Cinéma Québécois

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Les invasions barbares

Genre(s)
Comédie dramatique
Support(s)
DVD / 35 mm / VHS
Durée
113 min
Année de sortie
2003
Budget
11 millions

Choisir sa mort
Intellectuel dans la cinquantaine, Rémy sait que le cancer va bientôt l'emporter. Son ex-femme alerte Stéphane, leur fils, parti faire fortune à Londres après avoir rompu le lien paternel. Malgré leurs différends passés, ce fils s'indigne de voir son père croupir à l'hôpital dans un corridor de l'urgence. Utilisant sa richesse, ses contacts, et ses talents de manipulateur, il obtient une chambre dans une aile désaffectée de l'hôpital, malgré les protestations du malade. Pour alléger les souffrances de son père, Stéphane demande à Nathalie, une junkie, de lui administrer de l'héroïne : la jeune femme accepte, et s'attache à Rémy. Sentant la fin très proche, Rémy convoque ses vieux amis au chalet de l'un d'eux : au terme de ces joyeuses retrouvailles, ceux-ci se résignent à le voir mettre fin à ses jours. Rémy reçoit la dose finale d'héroïne. Nathalie, qui entreprend sa désintoxication, s'installera dans l'appartement de son ami décédé : elle sera la gardienne de ses livres.

« Déjà vu »
Historiquement, les invasions barbares ont précipité le déclin de l'empire romain au Moyen-âge. Ici, Les invasions barbares font suite au Déclin de l'empire américain. Dix-sept ans plus tard, les amis se retrouvent. Les couples se sont défaits, d'autres se sont refaits, mais les amitiés revivent. L'agonie de Rémy et le retour de son fils annoncent peut-être un changement de valeurs, illustré par les manoeuvres effectuées par Sébastien afin d'obtenir des privilèges pour son père dans un système corrompu. Rémy acceptait pourtant d'attendre patiemment son tour dans l'appareil engourdi de la santé publique, pour lequel il s'était battu. Les invasions barbares marquent la fin des rêves collectifs et le retour à l'individualisme forcené.

Générique

Réalisation : Denys Arcand assisté de Jacques W. Benoît, Pierre Bouchard et Simon Dugas
Scénario : Denys Arcand
Production : Daniel Louis, Denise Robert et Fabienne Vonier
Photographie : Guy Dufaux
Décor : François Séguin
Musique : Pierre Aviat
Costumes : Denis Sperdouklis
Montage : Isabelle Dedieu

Avec :
Rémy Girard , Stéphane Rousseau, Dorothée Berryman, Louise Portal, Dominique Michel, Yves Jacques, Pierre Curzi , Marie-Josée Croze, Marina Hands, Toni Cecchinato, Mitsou Gélinas, Sophie Lorain, Johanne-Marie Tremblay, Denis Bouchard, Micheline Lanctôt , Markita Boies, Isabelle Blais, Sylvie Drapeau, Yves Desgagnés, Denys Arcand , Daniel Brière, Dominic Darceuil, Roy Dupuis, Rose-Maïté Erkoreka, Macha Grenon, Gaston Lepage, Jean-Marc Parent, Sébastien Huberdeau, Gilles Pelletier.

Prix et honneurs

Primé à Cannes 2003, à Toronto, Prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (Paris), primé au festival du cinéma européen de Berlin 2003, au National Board of Review 2003, Broadcast Film Critics Association, aux Jutra 2004, aux César 2004, aux Oscar 2004, au Chicago Film Festival 2003, à l'Académie des Lumières (presse étrangère), Paris, 2004, aux Génie, 2004, à la Guilde canadienne des réalisateurs.

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