Cinéma Québécois

Quête

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La p'tite Bourgogne

Genre(s)
documentaire
Support(s)
16 mm
Durée
43 m 46 s
Année de sortie
1968
Budget
35 552 $

L'acte citoyen
Les locataires des îlots Saint-Martin, dans la Petite-Bourgogne (secteur du sud-ouest de Montréal), ont reçu des avis d'expulsion : un projet de rénovation urbaine prévoit la destruction de leurs logements vétustes. C'est un quartier ouvrier et multiethnique que nous fait visiter le sympathique Noël Daudelin, qui se plait à y vivre. Il sait qui habite dans chacune de ces maisons condamnées : ici, c'est une femme qui élève seule ses enfants, et qui aimait vivre à proximité de son travail. Là, une femme âgée qui n'a pas encore trouvé où se reloger. Il a un mot pour tous ceux qui vivent derrière ces portes fermées. Et malgré la perspective de déménager, après les travaux, dans des HLM plus modernes et plus confortables, les citoyens du quartier ne veulent plus subir sans être consultés les décisions des autorités municipales et provinciales. Ils veulent surtout préserver leur liberté face à l'administration. Alors, à l'instigation de M. Daudelin, les citoyens s'organisent, et posent leurs conditions au réaménagement du quartier. Et lorsque le maire Drapeau assiste à la cérémonie publique d'ouverture du chantier des futurs HLM, ce n'est pas lui qui enlève la première pelletée de terre symbolique. Cet honneur est réservé à M. Noël Daudelin, simple citoyen et serviteur distingué de sa communauté.

Un pont entre les citoyens et ceux qui les gouvernent
Dans les années 1960, Maurice Bulbulian a développé, avec Fernand Dansereau, le secteur « Société nouvelle » au sein de l'Office national du film (ONF), afin d'aider les citoyens à intercéder auprès des décideurs. C'est au hasard d'une promenade dans le quartier que le cinéaste avait lu l'avis d'expulsion et qu'il avait épousé la cause des locataires. Et c'est lui qui avait organisé, à l'ONF, la rencontre du nouveau comité de citoyens avec le président du Comité exécutif de la ville, Lucien Saulnier. Ce lien a été maintenu pendant quelques années, avant d'être rompu par le maire Drapeau, qui ne voyait, dans comités, qu'une association de « terroristes » et de « communistes »…

Générique

Réalisation : Maurice Bulbulian
Production : Robert Forget
Images : Michel Régnier, Claude Laure
Son : Michel Hazel
Montage : Jacques Gagné et Maurice Bulbulian
Montage sonore : Jacques Jarry
Mixage : Georges Croll et Jean-Pierre Joutel
Animation : Clorinda Warny
Narration : J. Keable

Prix et honneurs

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