Cinéma Québécois

Quête

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Le steak

Genre(s)
Documentaire biographique
Support(s)
16 mm
Durée
75 min
Année de sortie
1992

Quand un sport est plus qu'un sport

Pierre Falardeau a toujours été fasciné par la boxe, raconte-t-il, car elle est un mélange de force de caractère,  de brutalité, de finesse technique et de chorégraphies. Elle est aussi avant tout un sport pratiqué par des prolétaires qui tentent de sortir d'une situation sociale insatisfaisante. Quant il a su qu'à 37 ans, Gaétan Hart remontait dans l'arène, il a voulu faire un film sur ce boxeur qui offre certaines ressemblances avec le célèbre Rocky, mais qui représente une tout autre sorte de héros.

Gaétan Hart, né en 1953 à Buckingham (Outaouais) dans un milieu modeste, commence à boxer dans l'adolescence. Il n'a pas d'entraîneur, mais de combat en combat, il raffine sa technique. S'il se bat, c'est pour gagner son «steak», pas pour le plaisir. Il est trois fois champion canadien de sa catégorie dans les années 1970. Mais il commence à perdre des combats, vit la séparation avec la mère de ses enfants. Il abandonne tout en 1984 et vit de petits boulots dans sa région natale. Puis il songe à un retour et recommence à s'entraîner : «Pourquoi pas rêver? Quant t'arrêtes de rêver, t'arrête de vivre», dit-il en conclusion du Steak.

Une construction dynamique

Le film s'ouvre avec une caméra  qui tourne autour d'un homme nu, des pieds à la tête, avec une musique de jazz. Quand le visage se découvre, on reconnaît Gaétan Hart, les poings brandis. Le ton est donné. Le boxeur va se révéler sans fard, sans faux-fuyant. Puis c'est le combat de retour qui est montré petit à petit, les scènes de boxe alternant avec des entrevues, des périodes d'entraînement, des archives. «Articulant leur film en contrepoint d'un match dont les rounds nous sont livrés au compte-gouttes, les cinéastes suivent Hart à la trace après l'avoir suffisamment mis à l'aise pour qu'il n'essaie pas de se défiler devant les questions qui manifestement le travaillent au corps» (Christian Mistral)

Sur des boxeurs et dans le même esprit, Gilles Groulx avait réalisé Golden Gloves en 1961.

Générique

Production : Éric Michel pour l'Office national du film
Réalisation : Pierre Falardeau, Manon Leriche
Scénarisation : Pierre Falardeau, Manon Leriche
Direction photo : Martin Leclerc
Son : Claude Beaugrand
Montage : Werner Nold
Musique : Robert Leriche

Participant : Gaétan Hart

Prix et honneurs

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