Cinéma Québécois

Quête

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Histoires d'hiver

Genre(s)
comédie dramatique
Support(s)
35mm/DVD
Durée
105 minutes
Année de sortie
1999
Budget
3 100 000 $

Les cartes de hockey et les filles

Nous sommes en 1967, dans une ville de banlieue. Martin, pré-adolescent de douze ans, amateur de hockey, pratique ce sport avec ses copains et il regarde les matches à la télévision chaque fois que c'est possible. Il collectionne les cartes des joueurs et il rêve de rencontrer Henri Richard, joueur étoile des Canadiens de Montréal. Il fait tout pour aller assister à une partie de ce club fétiche. Il commence à s'intéresser à l'autre sexe, surtout à sa copine de classe Véronique, et pas seulement parce qu'elle lui échange une carte rare, celle de Dick Duff, pour trois baisers ! Il a aussi la chance d'avoir un oncle compréhensif qui l'aide à réaliser ses projets.

La Révolution tranquille et les Canadiens

Les années 1960, c'est l'époque où les Canadiens de Montréal gagnent plus souvent qu'à leur tour la coupe Stanley et où les Québécois vivent de plus en plus la modernité nord-américaine. Les Histoires d'hiver, c'est celle de Martin, mais aussi celles de sa famille , du patron juif anglophone, de la mère qui développe ses talents artistiques, de l'école, des enseignants qui ne sont pas tous compréhensifs, de l'arrivée des mini-jupes et de la marijuana, d'un professeur d'anglais hippie, des actions contre la guerre du Viêt-nam. Tout n'est pas parfait, mais on est résolument sorti de la grande noirceur.

Une nostalgie joyeuse

Le film est adapté du roman Des histoires d'hiver, avec des rues, des écoles et du hockey que Marc Robitaille a publié une décennie plus tôt. Il racontait l'enfance candide d'un jeune garçon. Pour le film, le personnage principal du héros est un peu vieilli et Histoires d'hiver devient le récit nostalgique d'une époque où le rite de passage d'un adolescent pouvait se réaliser dans un contexte de joie de vivre. On est dans un tout autre univers que celui raconté par Mon oncle Antoine et qui se déroulait deux décennies auparavant.

Générique

Production : Claude Gagnon, Yuri Yushimuro-Gagnon
Réalisation : François Bouvier
Scénarisation : Marc Robitaille, François Bouvier
Montage : André Corriveau
Musique : Michel Rivard
Photographie : Allen Smith
Son : Normand Mercier, Claude Beaugrand et Hans-Peter Strobl
Direction artistique : Jean-Baptiste Tard
Costumes : Lise Bédard

Interprètes : Joël Drapeau Dalpé, Denis Bouchard, Luc Guérin, Diane Lavallée, Suzanne Champagne, Alex Ivanovici, Patrick Thomas

Prix et honneurs

Prix Jutra 2000 : meilleur son à Normand Mercier, Claude Beaugrand et Hans-Peter Strobl

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