Cinéma Québécois

Quête

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The Trotsky

Genre(s)
Comédie
Support(s)
35 mm
Durée
114 minutes
Année de sortie
2010
Budget
6 300 000 $

Un beau programme de vie !

Leon Bronstein, 17 ans, n'est pas un adolescent comme les autres. Anglophone, fils d'un industriel, il habite le riche West Island. Sur le babillard de sa chambre sont affichées les actions à entreprendre : trouver un Lénine, épouser une femme plus âgée prénommée Alexandra, partir en exil et être assassiné… Il se pense une réincarnation de Leon Trotsky (de son vrai nom Bronstein), qu'il a déjà commencé à imité en tentant de faire la révolution dans l'usine paternelle. Puni, il se retrouve dans une école publique où là aussi il essaie de conscientiser ses camarades en luttant contre l'administration, ce qui provoque une confrontation avec les forces de l'ordre. Il est amoureux d'une Alexandra plus âgée que lui. Il est en relation avec un riche avocat ancien révolutionnaire. Son destin semble bien engagé.

Le Montréal nouveau des Anglos

Cette comédie fine met sur écran un Montréal bien loin de celui de Michel Tremblay et de Mordecai Richler. Les deux solitudes existent toujours, mais elles sont objet d'une satire d'autant plus féroce que les principaux personnages peuvent s'exprimer dans les deux langues. La loi 101 a fait son effet. L'école publique où se retrouve Leon appartient au «J. Parizeau English School Board» et sa directrice s'appelle Denise Archambault. «J'ai voulu, à travers The Trotsky, écrire un billet doux à Montréal, cette métropole que l'on connaît et qu'on aime, nous, les Anglos, qui parlons français et qui participons à sa courtepointe,» confie le réalisateur.

Sensibiliser les jeunes

Dans sa trame comique, The Trotsky n'en veut pas moins apporter un message politique aux jeunes générations généralement désengagées. Leon réveille le conseil étudiant de son école et il organise le bal de l'Halloween d'une manière originale : les Latinos sont déguisés en Che, des Noirs en Black Panthers et Angela Davis… Avec sa lutte contre la direction tyrannique de l'institution, il leur dit de cesser de subir les décisions et de s'impliquer pour de nouvelles règles. Son idéalisme peut sembler naïf, mais il réussira peut-être à sensibiliser certains.

Générique

Production : Kevin Tierney
Réalisation : Jacob Tierney
Scénarisation : Jacob Tierney
Photographie : Guy Dufaux
Montage : Arthur Tarnowski
Musique : Malajube
Son : Claude Hazanavicius
Direction artistique : Ann Pritchard
Costumes : Mario Davignon

Interprètes : Jay Baruchel, Emily Hampshire, Geneviève Bujold, Colm Feore, Michael Murphy, Anne-Marie Cadieux, Saul Rubinek

Prix et honneurs

Avant même sa sortie en salle, The Trotsky avait reçu de nombreux prix du public dans des festivals à travers le monde.

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