Cinéma Québécois

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Le survenant

Genre(s)
chronique sociale
Support(s)
35 mm
Durée
138 minutes
Année de sortie
2005
Budget
7 000 000 $

Partir pour mieux revenir

Un survenant, c'est quelqu'un qui a un jour quitté son patelin pour aller voir ailleurs comment on vit. C'est un esprit aventurier épris de liberté. On en trouve dans tous les pays. Notre survenant dira aux villageois: «Vous autres, vous savez pas ce que c'est d'aimer à voir du pays, de se lever avec le jour, un beau matin, pour filer fin seul, le pas léger, le coeur allègre, tout son avoir sur le dos».

Nous sommes au Chenal-du-Moine, près de Sorel, en 1910. Un grand costaud, qui ne s'identifie pas et arrivant on ne sait d'où, vient proposer ses services à la ferme de Didace Beauchemin. On le surnomme Survenant. Il est beau, fascine avec ses récits de voyages, impressionne par sa force de travail, attire toutes les femmes, fête jusqu'à l'excès dans l'alcool. Il suscite l'envie et la colère des jeunes villageois, qui se sentent abaissés dans la comparaison avec lui. La belle Angelina, que personne ne courtise parce qu'elle est boiteuse, est l'objet de ses attentions et elle tombe amoureuse de lui. Mais le grand dieu des routes doit repartir.

Un message de tolérance

Un aventurier qui dédaigne les conventions sociales et préfère l'errance à l'enracinement n'est pas le bienvenu dans une petite communauté fermée et fidèle aux traditions. Au Chenal-du-Moine, on préfère la sécurité des certitudes plutôt que la liberté de l'imagination. Les villageois sont appelés s'ouvrir à de nouvelles visions du monde et à faire preuve de tolérance. C'est un message à rappeler plus d'une fois par siècle.

Une adaptation fidèle

Germaine Guèvremont a écrit Le survenant en 1945. Le roman a donné lieu peu après à une série radiophonique, puis à un téléroman très populaire dans les années 1950.  Pour son adaptation, Diane Cailhier est restée très fidèle au roman; elle a su en retrouver toute la force. De son côté, la réalisation d'Érik Canuel met bien en place les rivalités et les attirances, illustre bien comment la rude nature de la région forge les tempéraments.

Générique

Générique

Production : Jacques Bonin, Michel Veillet, Lucie Veillet
Réalisation : Érik Canuel
Scénarisation : Diane Cailhier
Photographie : Bernard Couture
Montage : Jean-François Bergeron
Musique : Michel Corriveau
Son : Dominique Chartrand, Normand Lapierre
Direction artistique : Anne Pritchard
Costumes : Francesca Chamberland

Interprètes : Jean-Nicholas Verreault, Anick Lemay, Gilles Renaud, François Chénier, Catherine Trudeau, Hugolin Chevrette, Germain Houde, Patrice Robitaille, Pierre Collin, Pierrette Robitaille, Dominique Petain

Prix et honneurs

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