Cinéma Québécois

Quête

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Les portes tournantes

Genre(s)
drame psychologique
Support(s)
35 mm
Durée
101 minutes
Année de sortie
1988
Budget
3 731 515 $

Au temps du cinéma muet

Antoine, enfant de dix ans découvre le destin de sa grand-mère à travers le journal intime qu'elle vient d'envoyer à son fils Madrigale Blaudelle. Talentueuse pianiste, Céleste Beaumont a quitté son village et sa famille nombreuse pour venir accompagner les films muets dans la salle de Campbellton. Elle y a obtenu un grand succès pendant quelques années, mais le cinéma parlant a fait disparaître son art. Elle a alors épousé un jeune bourgeois, dont elle a eu un fils. Mais, mal à l'aise dans ce milieu rigoriste qui n'acceptait pas ses fantaisies, elle l'a quitté pour s'en aller seule à New York et devenir pianiste de jazz. Antoine prend finalement le train pour aller rencontrer sa grand-mère.

L'intolérance d'un milieu bourgeois fermé

La vie n'était pas rose dans les années 1930, pour une jeune femme exubérante, contrainte d'épouser un jeune bourgeois qui la comprend mal et qui va perdre la vie à la guerre. Elle n'a pas le choix d'abandonner l'éducation de son fils aux grands-parents. Le film dénonce l'intolérance des milieux bien nantis. Mankiewicz le fait avec une esthétique tour à tour dynamique pour bien présenter Céleste, puis lente et sombre pour décrire le milieu bourgeois. «Mon intention avec Les portes tournantes était de faire un film où les personnages ne parleraient pratiquement pas, où tout se passerait dans le regard, les gestes, les silences, un film qui retrouverait la pureté du cinéma muet. » (F. Mankiewicz)

Générique

Générique

Production : René Malo, Francyne Morin
Réalisation : Francis Mankiewicz
Scénarisation : Jacques Savoie
Montage : André Corriveau
Musique : François Dompierre
Photographie : Thomas Vamos
Son : Bernard Aubouy
Direction artistique : Anne Pritchard
Costumes : François Barbeau

Interprètes : Monique Spaziani, Gabriel Arcand, François Méthé, Miou Miou, Rémy Girard, Jacques Penod

Prix et honneurs

Prix et honneurs

1988 : Festival de Cannes, Prix œcuménique : mention spéciale du jury à Francis Mankiewicz
1989 : Prix Génie du Meilleur dessin de costumes à François Barbeau
1989 : Prix Génie de la Meilleure performance dans un rôle de soutien à Rémy Girard

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