Quand le mariage ne réussit pas…
Gars de la campagne, Rock aime vivre dans la nature et se satisfait des modestes revenus que lui rapporte le «trappage». Mais son mariage avec la dépensière Régine le force à se sédentariser et à s'endetter. Associé à une bande de petits criminels, il participe à un vol de banque qui tourne mal. Il réussit seul à s'enfuir. Mais dénoncé par Régine, il est rattrappé par la police et abattu lorsqu'il résiste à l'arrestation.
Élargir le cercle des cinéphiles
Avec Le grand Rock, Garceau veut faire un cinéma de fiction «grand public», un peu en réaction aux recherches formelles de ses collègues cinéastes, adeptes du cinéma d'auteur. Pour ce faire, il utilise un traitement hollywoodien : schématisme et manichéisme des personnages, interprétation typée, action centrée sur un beau garçon, narration avec temps forts et moments de répit, rythme enlevé dans les moments-clés, accompagnement d'une musique à effets émotifs et souvent redondante à l'image, etc.
La dégradation des valeurs campagnardes
Ayant déjà longuement filmé les campagnes québécoises, Garceau a constaté la transformation des valeurs et les méfaits de la société de consommation. Avec un regard pessimiste, il crée un personnage idyllique, mais incapable de s'adapter à un monde qui change, un jeune homme qui se laisse aller à tous les excès de la consommation et qui y perd son âme. Dans les années 1960, beaucoup de films tracent des portraits de jeunes, presque uniquement des urbains. Avec Le grand Rock, Garceau a voulu montrer que la jeunesse de la campagne affronte les mêmes problèmes, souvent avec plus d'acuité.