Cinéma Québécois

Quête

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Cordélia

Genre(s)
Drame de mœurs
Support(s)
35 mm / 16 mm / DVD
Durée
115 min
Année de sortie
1980
Budget
1 400 000 $

 

Un drame à Saint-Canut
Le 21 novembre 1897, un drame secoue le petit village de Saint-Canut (près de Saint-Jérôme) : Isidore Poirier, menuisier, s'est suicidé. Mais quelques jours plus tard, une autre bombe éclate : Poirier ne s'est pas suicidé, mais il a été assassiné par sa femme, Cordélia Viau, et son complice, Sam Parslow, un homme à tout faire qui fréquente le couple et qui serait son amant. Après deux procès où les irrégularités ne manquent pas, le couple est condamné à mort et est finalement pendu le 10 mars 1899. Cette sombre histoire est racontée sous forme romancée par Pauline Cadieux en 1976, sous le titre La lampe à la fenêtre. Le film de Jean Beaudin s'en inspire et reconstitue l'époque avec une grande minutie.

Une jeune femme non conventionnelle
Cordélia, dans la jeune vingtaine et marié à un homme dans la quarantaine, aime chanter, danser, écrire des poèmes, jardiner. Elle joue de l'harmonium à la maison comme à l'église. Elle organise des belles fêtes avec les jeunes notables de la paroisse. Elle respire la joie de vivre. Cordélia n'est pas une féministe avant la lettre, mais elle détonne dans son milieu plutôt puritain, d'autant plus qu'elle n'a pas encore d'enfants. Est-elle une victime innocente ? A-t-elle inspiré ou participé à l'assassinat ? On ne le saura jamais. 

Une mémoire pour inspirer le présent
Dans le contexte des luttes féministes de 1975-1980, il était de bon ton de ramener ce procès fait à une femme à une époque d'intolérance contre tout ce qui pouvait dévier des modèles traditionnels. Au surplus, Cordélia devient un plaidoyer contre la peine de mort, un sujet qui est constamment ramené dans l'actualité de cette période.

 

Générique

 

Production : Jacques Gagné et Roger Frappier, pour l'Onf

Réalisation : Jean Beaudin

Scénarisation : Jean Beaudin, Marcel Sabourin (d'après La lampe dans la fenêtre de Pauline Cadieux)

Direction photo : Pierre Mignot

Montage : Jean Beaudin

Prise de son : Jacques Blain, Roger Lamoureux

Direction artistique : Denis Boucher, Vianney Gauthier

Costumes : Louise Jobin

Musique : Maurice Blackburn

Interprètes : Louise Portal, Gaston Lepage, Raymond Cloutier, Gilbert Sicotte, James Blendick, Pierre Gobeil, Jean-Louis Roux, Marcel Sabourin, Claude Gauthier, Serge Thériault

 

Prix et honneurs

 

Primé aux Génie en 1980 pour les costumes

 

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