Le mur de Québec
Du 20 au 22 avril 2001 à Québec, trente-quatre chefs d'État (dont George Bush fils) et leurs escortes sont attendus pour discuter les accords de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) sous la direction du premier ministre du Canada Jean Chrétien. Une imposante organisation policière se met en place pour assurer la sécurité des visiteurs, à qui un important contingent international d'altermondialistes demande des comptes. Mais les visiteurs seront mis à l'abri des manifestants par 4 km de clôture.
Un fossé qui se creuse
La sécurité excessive mise en place au Sommet des Amériques a continué de creuser le fossé qui sépare les dirigeants des militants. Ceux-ci, inquiets par les ravages humains et environnementaux de l'économie néo-libérale, qui inspire le mouvement libre-échangiste, profitent de tous ces sommets pour manifester. Depuis deux ans, les manifestations avaient dégénéré : à Seattle, à Miami et à Montréal, des manifestations pacifiques avaient été infiltrées par des agitateurs, qui avaient attiré sur eux une répression démesurée. À Québec, les manifestants ont eu droit à toutes les mesures anti-émeute : matraque, gaz lacrymogènes, canons à eau. Après ces remous, le sommet s'était ouvert dans le calme.
Des caméras dans tous les coins
Sept équipes de tournage dirigées par Magnus Isacsson ont suivi les affrontements du Sommet entre quatre forces policières et trois mille manifestants, dans une ville asphyxiée. Les dirigeants ont-ils vu le film ?