Mort d'homme au festival western
En arrivant à St-Tite pour participer au grand festival western, le chanteur Dick Lachance apprend que son ami Johnny Cooper est mort un an plus tôt, catapulté de son mustang pendant le rodéo : le cheval ne serait pas le seul coupable dans cette affaire, et il semble que toute la ville conspire à garder le silence. Dick Lachance fait son enquête.
Portrait romancé d'une sous-culture québécoise
Mustang donne au chanteur western Willie Lamothe un de ses plus grands rôles d'acteur, un talent qu'il possèdait réellement et qui fut révélé par Gilles Carle quelques années plus tôt. Mustang offre aussi leurs premiers rôles au cinéma à Claude Blanchard et à Nanette Workman, deux artistes alors en grande faveur auprès des Québécois. C'est un film « baroque » qui mêle plusieurs genres : la comédie, l'enquête et bien sûr le western, avec tous ses clichés joyeusement exploités ; on y retrouve aussi un fond de cinéma direct, avec la captation documentaire des activités du grand festival de St-Tite qui servent de décor à l'intrigue.
Marcel Lefebvre, l'homme d'un film et de tout le reste
Mustang est le seul long métrage réalisé par Marcel Lefebvre, un personnage infiniment moins connu du public que son œuvre considérable et multiforme : peintre, scénariste (Quelques arpents de neige et Y'a toujours moyen de moyenner de Denis Héroux) et réalisateur de télévision, il est surtout connu pour ses chansons qui ont fait chanter presque tous les chanteurs canadiens-français, de Jean Lapointe à Céline Dion, en passant par Roch Voisine et Diane Dufresne. À ce titre, Marcel Lefebvre a laissé une marque indélébile chez les Québécois nés avant 1970 : c'est à lui que l'on doit deux des « jingles » publicitaires les plus fameux de toute l'histoire de notre télévision : Qu'est-ce qui fait donc chanter les p'tits Simard et Mon bikini ma brosse à dents…