Cinéma Québécois

Quête

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Au clair de la lune

Genre(s)
fable
Support(s)
35 mm / VHS
Durée
90 min
Année de sortie
1983
Budget
913 000 $

Vivre dans un stationnement
Frank, un albinos vagabond vivant d'expédients, cohabite avec Bert dans la voiture de celui-ci, garée dans le stationnement du Moonshine Bowling. Bert est l'ex-étoile du salon de quilles, qui vivote en faisant l'homme-sandwich pour ce même salon : il a dû renoncer à son sport à cause de l'arthrite. Les deux marginaux nouent une relation très solide, où Frank nourrit la crédulité de Bert en lui parlant de son fabuleux pays d'Albinie et de ses prétendus dons de guérisseur. Mais le stationnement qu'ils habitent est visité par un violent gang de rue et livré aux agissements d'un mystérieux maniaque qui s'attaque aux pneus des voitures. Mystifié par Frank, Bert croit avoir retrouvé ses aptitudes pour le bowling et gagne un tournoi que son ami a truqué en sa faveur, sans le lui dire. L'albinos profite de la psychose créée par le « maniaque » pour monnayer sa protection aux propriétaires des voitures, besoin qu'il entretient en vandalisant lui-même les véhicules : les voyous du gang mettent fin abruptement à son commerce. Après la relative prospérité qu'ils ont connue avec le racket de Frank et le prix remporté par Bert, les deux amis ruinés affrontent le dur hiver dans leur voiture, réchauffés par une chandelle agonisante.

Disney sombre
Quatrième long métrage d'André Forcier, « l'enfant terrible du cinéma québécois », Au clair de la lune est une comédie fantaisiste et sombre, comme la chanson du titre. On y montre un monde peuplé de marginaux où la violence ambiante et la précarité n'empêchent pas une amitié bien tendre, nourrie par de pieux mensonges ; certaines scènes, notamment l'évocation du pays imaginaire d'« Albinie », ont des accents à la Disney, que l'humour cru de Forcier ramène sur un sol bien québécois : ainsi, la voiture de Bert est une Chevrolet Sedan verte, un modèle semblable à celle où fut retrouvé le corps du ministre assassiné Pierre Laporte en octobre 1970. Tourné en 1979, le film est sorti en 1983. C'est le quatrième et dernier film de Forcier avec son acteur fétiche, Guy L'Écuyer, décédé en 1985. Par ailleurs, c'est dans ce film que Michel Côté révèle pour la première fois l'étendue de son talent.

Générique

Production : Bernard Lalonde, Louis Laverdière. Production Albinie inc., ONF
Réalisation : André Forcier
Scénarisation :   Jacques Marcotte Michel Pratt
Direction photo : François Gill, André Gagnon
Montage : François Gill
Prise de son, conception sonore : Alain Corneau, Marcel Fraser
Musique : Joël-Vincent Bienvenue
Interprètes : Guy L'Écuyer, Michel Côté, Lucie Miville, J.-Léo Gagnon, Robert Gravel, Gaston Lepage

Prix et honneurs

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