Retour au Tibet d'une réfugiée montréalaise
À partir de 2000, après quelques années de préparation, la Montréalaise Kalsang Dolma enteprend le premier d'une série de voyages dans son pays d'origine, le Tibet, qu'elle n'a pas connu, étant née en Inde dans un camp de réfugiés. Sous son manteau, elle cache un écran vidéo portatif qui contient un message du Dalaï Lama : le chef spirituel et politique des Tibétains est interdit dans son pays depuis cinquante ans par les autorités chinoises, qui le considèrent comme une menace à la sécurité nationale. En plusieurs endroits du pays, la jeune femme montre son message aux gens rassemblés en petits comités et recueille leurs commentaires, qui témoignent tous de leur attachement à leur dirigeant exilé et des rigueurs de l'occupation chinoise.
Un pays tabou
Le Tibet est occupé par la Chine depuis 1949 ; dix ans plus tard, son gouvernement s'est exilé en Inde, avec, à sa tête, le Dalaï Lama, qui jouit d'une grande faveur auprès du public occidental. Tout en afffichant leur sympathie pour la cause du Tibet, et malgré l'oppression évidente que la Chine y exerce, les gouvernements occidentaux préfèrent ménager le géant communiste pour conserver leur accès à son marché colossal.
Un entreprise risquée
Œuvre de deux vétérans de la Course Destination monde, François Prévost et Hugo Latulippe, Ce qu'il reste de nous a été tourné de manière clandestine, à l'insu des autorités chinoises, en huit voyages effectués par l‘équipe entre 1996 et 2004. Ces voyages ont aussi donné le film Tibet, le silence ou la mort, qui avait été présenté à Radio-Canada en 1997. Ce qu'il reste de nous a d'abord été présenté en salles avec certaines précautions de sécurité pour s'assurer que les images projetées ne seraient pas copiées pour servir de matière à répression par les autorités chinoises. Depuis, le film a été présenté à la télévision de Radio-Canada. En août 2008, juste avant les Jeux Olympiques de Pékin, il est sorti en DVD.
Site officiel : www.cequilrestedenous.com