Cinéma Québécois

Quête

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Léolo

Genre(s)
drame psychologique et social
Support(s)
DVD / Film 35 mm / VHS
Durée
106 min 53 sec
Année de sortie
1992
Budget
4 994 564 $
Box-Office Québécois
560 206 $

Plonger dans le rêve échapper à la folie
Pour échapper à la folie qui frappe périodiquement les membres de sa famille, Léo Lauzon, pré-adolescent d'un quartier pauvre de Montréal, se réfugie dans son imaginaire, en s'aidant de l'unique livre de la maison : une copie égarée de L'avalée des avalées de Réjean Ducharme. Il se convainc que son père, un ouvrier primaire, n'est pas son père, car ce dernier est fou et lui ne l'est pas, puisqu'il rêve. Il s'invente une autre filiation, s'imaginant que sa mère a été engrossée par des tomates qu'un Sicilien aurait imprégnées de son sperme avant de les expédier vers le Canada. Léo décide dès lors de se faire appeler « Léolo Lozone » et rêve de sa Sicile ancestrale, où il irait retrouver sa jeune voisine, dont il est amoureux – jusqu'à ce qu'il la surprenne dans un commerce honteux avec son propre grand-père, celui-là même qui a transmis ses mauvais gènes à toute la famille. Après une tentative de suicide qui visait aussi à supprimer son grand-père, Léolo doit à son tour aller séjourner à l'hôpital psychiatrique.

« Un des 100 meilleurs films de tous les temps »
Des critiques dithyrambiques ont accueilli Léolo à sa sortie et continuent de le célébrer quinze ans plus tard. À Cannes, la Palme d'or lui aurait échappé de justesse : la légende veut que Jean-Claude Lauzon, connu pour ses frasques, ait manqué de respect à un membre du jury, en l'occurence l'actrice américaine Jamie Lee Curtis.  Le Times magazine a inscrit Léolo, film inclassable, sur sa liste des 100 meilleurs films de tous les temps. Le New York Times, qui avait été très dur envers Un zoo la nuit, reconnaissait cette fois à son auteur un formidable talent. L'inventivité incessante de Léolo permet d'en supporter les idées les plus choquantes, suscitant un consensus exceptionnel de la part de la critique.  

Lauzon, un Truffaut québécois ?
Comme Truffaut, Lauzon s'est inspiré de son enfance difficile pour développer son œuvre majeure.  Comme Truffaut, Lauzon a été détourné de son destin de voyou par une figure paternaliste qui a compris son potentiel. Jean-Claude Lauzon, personnage indomptable, n'aura fait que deux longs métrages : il est mort en 1997, à 43 ans, dans l'écrasement du Cessna qu'il pilotait en compagnie de la comédienne Marie-Soleil Tougas.

Générique

Production : Aimée Danis, Lyse Lafontaine
Réalisation : Jean-Claude Lauzon
Scénarisation : Jean-Claude Lauzon
Montage : Michel Arcand
Prise de son : Yvon Benoit, Hans Peter Strobl
Direction artistique : François Séguin
Direction de la photographie : Guy Dufaux
Costumes : François Barbeau
Musique : Richard Grégoire
Interprètes : Maxime Collin, Ginette Reno, Pierre Bourgault, Giuditta Del Vecchio, Julien Guiomar et Gilbert Sicotte (narrateur).

Prix et honneurs

Primé au Festival international de cinéma de Porto (Fanstasporto), aux Génie, au Festival international du film de Toronto, au Festival international du film de Valladolid et au Festival international du film de Vancouver

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