Cinéma Québécois

Quête

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Bacon, le film

Genre(s)
documentaire
Support(s)
Betacam / DVD / VHS
Durée
82 min
Année de sortie
2001

L'industrie porcine
Afin de profiter d'une demande accrue de porc sur les marchés internationaux, le gouvernement du Québec a décidé d'accompagner quelques industriels dans le développement de « mégaporcheries », surtout en Montérégie autour de Montréal. Au nom du rendement, on y emprisonne des milliers de porcs surmédicamentés afin de prévenir les maladies liées à la promiscuité. Pour les nourrir, on épuise des terres à faire pousser en accéléré un maïs impropre à la consommation humaine. Éliminer leurs déjections, dont les fortes concentrations contaminent gravement les terres et les cours d'eau, est devenu un projet de société. Ainsi, pour produire en quantité une viande de qualité et l'écouler à bas prix sur les marchés, ces entreprises, qui emploient peu de main-d'œuvre et n'enrichissent qu'une poignée d'individus, sont parmi les plus polluantes au Québec. Ce modèle de développement est-il viable?  

Pollueurs et décideurs
Outre la dégradation de l'environnement, c'est l'opacité des pouvoirs que dénonce le réalisateur Hugo Latulippe. Qui a été consulté quand le gouvernement a décidé de faire du Québec le premier producteur mondial de porc ? Certainement pas les populations qui vivent à proximité de ces entreprises.  A-t-on mesuré les conséquences sociales et environnementales d'un tel projet avant de le mettre à exécution ?  Bacon le film illustre les dangers de la mondialisation, où la course aux profits rapides permet tous les abus, au détriment des paysans, de l'environnement et des consommateurs.  Contre ces ravages, Hugo Latulippe appelle de ses vœux une agriculture de proximité, à échelle humaine. Il est immoral, selon lui, de donner un label à l'agriculture qui se pratique sans le respect de la terre, du paysan et du consommateur ; comment saurait-il en être autrement ? C'est lorsque l'agriculture n'est pas « biologique » qu'il faudrait en alerter les consommateurs !

La révolte du cinéaste
« Je fais ce film pour ne pas devenir terroriste », commente Hugo Latulippe au début de son film.

Générique

Production : André Gladu, ONF
Réalisation : Hugo Latulippe
Scénarisation : Hugo Latulippe
Direction photo : Hugo Latulippe
Montage : Annie Jean
Prise de son, conception sonore : Sylvain Bellemare
Musique : René Lussier
Interprètes : Hugo Latulippe (narration)

Prix et honneurs

Primé au Gala des Prix Gémeaux et aux Hot Docs

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