Cinéma Québécois

Quête

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En pays neufs

Genre(s)
documentaire
Support(s)
16 mm
Durée
66 min
Année de sortie
1937

La naissance d'une paroisse
Des citadins répondent à l'appel du gouvernement et du clergé pour venir défricher les terres de l'Abitibi. Nous assistons à la naissance de la paroisse de Saint-Anne-de-Roquemaure, en Abitibi-Ouest, au sud du lac Abitibi. On y célèbre les espoirs d'une vie meilleure dans la dignité du travail et dans le respect des valeurs traditionnelles.  

Le Far West québécois
L'Abitibi, loin du berceau historique de la Nouvelle-France, s'inscrit dans l'imaginaire québécois comme un « pays neuf » à développer, à l'instar du « Far West » américain dont la conquête a attiré des générations d'aventuriers avec leurs familles.  C'est d'ailleurs pour freiner l'exode des Canadiens français vers l'Ouest et les États-Unis que le ministère de la Colonisation et le gouvernement de la province de Québec encourageaient les chômeurs, dès la fin du dix-neuvième siècle, à aller défricher ces terres lointaines, dans le ciment des valeurs catholiques et françaises, plutôt que d'aller grossir le prolétariat de villes industrielles anglo-saxonnes. Ces communautés, généralement très soudées autour d'un curé qui partageait leur sort, constituèrent les avant-postes de la ruée vers les mines des années 1920, qui allait donner lieu à un développement beaucoup plus anarchique, ouvrant la porte à une forte immigration venue d'Europe du Nord et de l'Est. 

Les prêtres cinéastes
Prêtre et agronome, titulaire d'un doctorat de l'université Cornell aux Etats-Unis, l'abbé Maurice Proulx s'intéressait surtout au cinéma pour ses vertus pédagogiques, afin d'appuyer les cours qu'il donnait à l'école d'agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. En pays neufs, son premier grand film, a été tourné entre 1934 et 1937, et constitue le premier long métrage sonore réalisé au Québec ; il sera toutefois sonorisé à New York en 1937. Malgré les réticences des autorités ecclésiales, quelques prêtres, comme les abbés Proulx, Albert Tessier, l'oblat Roger Lafleur et d'autres se servaient du cinéma comme outil de propagande et sont considérés comme des fondateurs du cinéma québécois. 

Cinéaste sans maître
C'est avec une cinéma Kodak de modèle « K », acquise en 1933, que l'Abbé Proulx a fait ses premières armes en tournage.  « Mon professeur était le manuel d'instructions ! », dira-t-il.

Générique

Production : ministère de la Colonisation
Réalisation : Maurice Proulx
Scénarisation : Maurice Proulx
Direction photo : Maurice Proulx
Montage : Maurice Proulx
Musique : Maurice Mongrain
Interprètes : Maurice Mongrain (narration)

Prix et honneurs

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