Cinéma Québécois

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Normétal

Genre(s)
documentaire
Support(s)
16 mm
Durée
17 min
Année de sortie
1959
Budget
22 309 $

Une journée en Abitibi
Normétal raconte une journée type dans la vie d'une petite ville minière d'Abitibi : pendant que les femmes tiennent le foyer et que les enfants sont à l'école, instruits par des religieux, les hommes exploitent les entrailles de la terre en y prélevant le précieux minerai de cuivre.

Que censurer ?
En 1959, à l'époque du tournage, la ville minière de Normétal, située en Abitibi-Ouest, est à son apogée : fondée une quinzaine d'années plus tôt, elle compte alors près de 3000 habitants. C'est une ville assez prospère, si l'on en juge par la qualité des habitations, et Gilles Groulx s'attache davantage à dépeindre le train-train quotidien des habitants qu'à dénoncer les conditions de travail éventuellement pénibles des mineurs ; le film est d'ailleurs réalisé avec la participation de la Normetal Mining Corporation aussi bien qu'avec celle du syndicat local des Métallurgistes unis d'Amérique. Gilles Groulx fait un montage d'une quarantaine de minutes, mais la direction de l'Office national du film (ONF) décide de le réduire à 17 minutes, selon la commande initiale. Pour protester contre ces coupures, non motivées par un contenu litigieux du film, Groulx refuse de le signer, tout comme l'équipe de tournage qui l'appuie. Ce cas présumé de censure n'en est pas vraiment un.

La décroissance de Normétal
La mine de cuivre qui employait la majorité des travailleurs de la ville a été fermée en 1975, mais la ville a survécu : en 2008, Normétal compait un peu plus de 900 habitants.

Pour une politique d'auteurs à l'ONF
«Il y a entre l'ONF, organisme de l'État fédéral et ses rapports avec le cinéma et les cinéastes, une contradiction profonde dont tôt ou tard il fera les frais. Ce n'est pas une menace que je formule, je constate une situation devenue menaçante, sans issue. Car si cet organisme de cinéma (le seul capable financièrement de produire des films), ne veut pas devenir un simple instrument de propagande fédéraliste, il devra souscrire honnêtement et à brève échéance, à une politique d'auteurs de films et avoir la force de supporter la liberté d'expression dans tous ses droits.»
Gilles Groulx, 1963

Générique

Production : Léonard Forest, ONF
Réalisation : Gilles Groulx
Scénarisation : Gilles Groulx
Direction photo : Michel Brault
Montage : Victor Jobin
Prise de son, conception sonore : André Hourlier
Musique : Maurice Blackburn
Interprètes : Gilles Pelletier (narration)

Prix et honneurs

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