Cinéma Québécois

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Kanehsatake, 270 ans de résistance

Genre(s)
documentaire
Support(s)
16 mm, VHS
Durée
119 min
Année de sortie
1993
Budget
800 000 $

Le récit de la crise d'Oka
À l'été de 1990, une grave crise éclate au Québec après que des autochtones mohawks de la réserve de Kanehsatake, située à côté d'Oka à l'ouest de Montréal, aient bloqué un chemin de terre menant à une pinède où reposent leurs ancêtres. Par ce geste, ils protestent contre un projet d'expansion d'un golf sur leurs terres sacrées, projet approuvé par la municipalité d'Oka sans consultation publique et contre des avis d'experts. Par solidarité, les Mohawks de Kanawake, au sud de Montréal, bloquent le pont Mercier qui aboutit dans leur réserve, suscitant la colère des milliers de banlieusards qui l'empruntent chaque jour. À Oka, le blocus se transporte sur une route principale et le 11 juillet, les bulldozers de la Sûreté du Québec donnent la charge pour disperser les barricades dressées par les manifestants autochtones : des coups de feu éclatent, un policier est tué. La Sûreté quitte les lieux et les activistes renforcent leurs barricades avec le matériel abandonné par les policiers. Le gouvernement québécois fait alors appel à l'armée canadienne, qui prend position : dans une tension extrême, soldats et activistes se font face pendant que les chefs mohawks négocient avec les ministres des gouvernements québécois et canadien. La crise prend fin en septembre, avec la levée des barricades.

La crise vue de l'intérieur
Pendant les 78 jours qu'a duré la crise, la cinéaste abénaquise Alanis Obomsawin a partagé le sort des insurgés mohawks. La crise d'Oka, qui a donné au Canada sa plus grande visibilité internationale depuis les Jeux olympiques de 1976, a réveillé de vieux démons racistes : pour bien des Québécois, les insurgés n'étaient que des criminels masqués. La réalité des Autochtones, qui sont pour la plupart confinés dans de petites réserves dispersées à travers l'immense territoire québécois, rattrappait les citadins du Grand Montréal, dont plusieurs ont aussi marché en faveur des Mohawks. Pour justifier leurs revendications, Alanis Obomsawin nous raconte la longue histoire des trahisons qui ont privé les Mohawks de leurs territoires légitimes. Trahisons dont se sont rendues coupables aussi bien les autorités politiques que religieuses.

La crise d'Oka en quatre films
Avec l'abondant matériel constitué pendant l'été de 1990 autour de la crise d'Oka, Alanis Obomsawin a réalisé trois autres films : Je m'appelle Kahentiiosta, sorti en 1995 ; Spudwrench : l'homme de Kahnawake, sorti en 1997 et Pluie de pierres à Whiskey Trench, sorti en 2000.

Générique

Production : Alanis Obomsawin, Jacques Vallée, Wolf Koenig, Colin Neale, ONF
Réalisation : Alanis Obomsawin
Scénarisation : Alanis Obomsawin
Direction photo : Roger Rochat, Jean-Claude Labrecque, Philippe Amiguet, Susan Trow, François Brault, Barry Perles, Zoe Dirse, Jocelyn Simard, André-Luc Dupont, Savas Kalogeras
Caméra d'animation : Pierre Landry, Lynda Pelley
Montage : Yurij Luhovy
Prise de son, conception sonore : Raymond Marcoux, Robert Verebely, Ismaël Cordeiro, Marie-France Delagrave, Catherine Van Der Donckt, Serge Fortin, Juan Gutierrez
Musique : Claude Vendette, Francis Grandmont
Interprètes : Alanis Obomsawin (narration)

Prix et honneurs


Primé au MEDIAWAVE / International Festival of Visual Arts (Hongrie), au Golden Gate Awards Competition & International Film Festival (San Francisco - États-Unis),
au Festival du film de Aotearoa ( Nouvelle-Zélande, au Annual American Indian Film Festival (San Francisco - Etats-Unis, au Festival international du film (Amiens, France), au IDA Annual Awards Competition (Los Angeles), au Two Rivers Native Film and Video Festival (Minneapolis - Etats-Unis, au Visions du Réel / Festival international du cinéma documentaire (Nyon, Suisse), au Festival International du film de, au Festival du Film de l'Atlantique (Halifax) et au Festival international du film de Toronto.

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