Cinéma Québécois

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La petite Aurore l'enfant martyre

Genre(s)
Mélodrame
Support(s)
DVD / 35 mm / VHS
Durée
103 min
Année de sortie
1952
Budget
59 000 $

Cendrillon sans le prince
Très malade, la femme du fermier Théodore est laissée aux soins d'une voisine qui provoque sa mort afin d'épouser son mari. Aurore, la fille du fermier, découvre le terrible secret de sa nouvelle belle-mère : celle-ci lui infligera les pires sévices pour la faire taire, à l'insu de son mari dont elle abuse de la naïveté. Prévenus trop tard du martyre de la fillette, le médecin et le curé du village assisteront, impuissants, à la mort d'Aurore. Arrêtée, la méchante belle-mère est condamnée à la pendaison.

Premier succès commercial du cinéma québécois
Dans les années 1950, les Canadiens français se sont rués en masse pour voir le martyre d'Aurore et le châtiment de sa marâtre. Vedette trop convaincante de ce premier succès commercial du cinéma québécois, l'actrice Lucie Mitchell fut souvent stigmatisée par la foule, qui la confondait avec son personnage de méchante belle-mère.   

La protection de l'enfance
Aurore, l'enfant martyre  soulève aussi la question de la responsabilité collective dans le bien être individuel des enfants.  Le film a tellement marqué l'imaginaire québécois que le nom d'Aurore est devenu synonyme d'enfance malheureuse, parfois par dérision. Dans la version québécoise de l'émission pour enfants Banana splits, on posait ainsi cette devinette : « Qu'est-ce qui est jaune et qui mange du savon ? » La réponse était : « Aurore, l'enfant banane ».

Le vrai destin de la petite Aurore Gagnon
Le destin tragique de la petite Aurore Gagnon (1908-1920), qui a troublé le village de Fortierville, dans la région de Bécancour, a passionné l'opinion publique avec le procès retentissant fait à son père, Télesphore Gagnon, et à son bourreau, Marie-Anne Houde. C'est donc une histoire vraie qui a inspiré une pièce de théâtre à Léon Petitjean et Henri Rollin, qui fut adaptée trente ans plus tard pour le cinéma.

Un «remake» d'Aurore, réalisé par Luc Dionne, est sorti en 2005.

Générique

Réalisation : Jean-Yves Bigras
Scénarisation : Émile Asselin, adapté de la pièce de théâtre Aurore, l'enfant martyre, de Léo Petitjean et Henri Rollin
Direction photo : Roger Racine
Montage : Jean-Yves Bigras
Prise de son (conception sonore) : Yves Lafond
Décors : Jacques Pelletier
Musique : Germaine Janelle
Interprètes : Yvonne Laflamme, Lucie Mitchell, Paul Desmarteaux, Janette Bertrand, Jean Lajeunesse, J.-Léo Gagnon, Nana de Varennes

Prix et honneurs

Le plus grand succès du cinéma québécois.

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