Un grand Québécois
Le jour, Bob Gratton est un garagiste prospère; le soir, il se métamorphose en imitateur d'Elvis (période finale du chanteur, il va sans dire). Mais de jour comme de nuit, Elvis Gratton est un être grossier, perfide, raciste et terriblement primaire : un fédéraliste, quoi, tel que représenté par le mordant Pierre Falardeau.
Le cinéaste et l'acteur
C'est le cerveau bouillant de Pierre Falardeau qui a enfanté Elvis Gratton, mais c'est Julien Poulin qui lui a maternellement donné ses traits avantageux. Ensemble, les deux complices rappellent que le désir de conformité peut mener à la perte de son identité et que le nivellement d'une société ne se fait pas nécessairement par le haut.
Une série burlesque et grotesque
Le personnage d'Elvis Gratton, désormais bien ancré dans l'imaginaire québécois, a d'abord sévi dans trois courts métrages : Elvis Gratton, Les vacances d'Elvis Gratton, et Pas encore Elvis Gratton. Le film Elvis Gratton : Le king des kings est le fruit de leur union. Il sera suivi de deux autres longs métrages : Elvis Gratton II : Miracle à Memphis et Elvis Gratton XXX : La vengeance d'Elvis Wong, réalisés dans le même esprit.