Cinéma Québécois

Quête

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Pascale Ferland

Année de naissance
1970
Métier(s)
Réalisatrice et scénariste

Splendeurs et misères de « l'art brut »
En 1995, Pascale Ferland termine des études en arts visuels à l'UQAM et réalise huit petits films expérimentaux qui déterminent sa future vocation de documentariste, dont Dormir ou une allégorie sur le sommeil qui est remarqué. La découverte du livre « Les patenteux du Québec », écrit dans les années 1970 par Louise de Grosbois, Raymonde Lamothe et Lise Nantel est le déclencheur du premier long métrage documentaire de Pascale Ferland : L'immortalité en fin de compte, qui sort en 2003. Elle y fait une longue incursion dans le monde de l'art naïf, aussi appelé « art brut », production d'œuvres parfois monumentales réalisées par des artistes amateurs sans formation qui sont poussés par le besoin irrésistible de créer. Commencée à la ville avec le vénérable Papa Palmerino de Pointe-Saint-Charles, l'enquête s'est poursuivie à la campagne, où des bricoleurs de génie embarrassent parfois leur entourage par leur surproduction. En 2005, avec L'arbre aux branches coupées, elle pousse l'exploration de l'art naïf dans la Russie postsoviétique, où des nostalgiques du communisme continuent d'exalter leurs convictions socialistes dans leur production amateur.

Redécouvrir René Bail
Dans Adagio pour un gars de bicycle, qui sort en 2008, Pascale Ferland nous fait découvrir le parcours lumineux de René Bail, un pionnier oublié du cinéma québécois, réalisateur indépendant dans les années 1950. Écarté du monde après un très grave accident de moto en 1972, René Bail a surmonté un cancer à 71 ans pour terminer son film Les désoeuvrés, commencé presque un demi-siècle plus tôt. Le cancer a finalement eu raison de René Bail en 2007. C'est le réalisateur Richard Brouillette qui avait fait connaître ce cinéaste précurseur à sa collègue Pascale Ferland. 

À la rescousse du cinéma libre
Pascale Ferland a siégé de 2003 à 2005 au conseil d'administration du Conseil québécois des arts médiatiques (CQAM). À la suite de la disparition de Cinéma libre, elle s'est impliquée activement dans la création du comité de crise pour le cinéma indépendant ainsi que dans la mise sur pied du comité d'action politique du même regroupement.

Filmographie

2007 : Adagio pour un gars de bicycle
2005 : L'arbre aux branches coupées
2003 : L'immortalité en fin de compte

Prix et honneurs

En 2006, Pascale Ferland a reçu le prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton, du Conseil des Arts du Canada.

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