Cinéma Québécois

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Jean-Claude Lauzon

Année de naissance
1953
Métier(s)
Réalisateur, scénariste.

Un adolescent qui se cherche et ne se trouve pas facilement…

Petit «bum» d'un milieu défavorisé de Montréal, Lauzon quitte l'école au secondaire et et se retrouve dans «36 métiers, 36 misères» pendant quelques années. Mais poussé par un mentor, André Petrowski, il reprend les études et termine un baccalauréat en communications à l'Université du Québec à Montéal. Son premier film, Super Maire l'homme de trois milliards (court métrage) lui vaut le prix Norman-McLaren au Festival du cinéma étudiant canadien. Un second court métrage, professionnel cette fois, Piwi, gagne le Prix du jury au Festival des films du monde (Montréal). Déjà se manifeste son imaginaire débordant et torturé.

Un premier long métrage très célébré

Après l'université, Lauzon passe plusieurs années à réaliser de la publicité, une excellente école pour perfectionner l'apprentissage du métier. Il y gagne très bien sa vie, est définitivement sorti de son milieu d'origine et travaille à se donner une culture générale. En même temps, il mijote un premier long métrage, en partie autobiographique et rempli de violence, en partie d'une grande tendresse dans son approche des relations père-fils. En 1987, en plus de nombreux prix locaux, Un zoo, la nuit l'amène à une première présence au Festival de Cannes et lui procure 13 prix Genie, dont celui du meilleur réalisateur. Le prix de la Société générale du cinéma attribué au Zoo représente une bourse de 100 000 $, mais comme la somme est attribuée à une prochaine production, lors de la remise solennelle, Lauzon déchire violemment le chèque parce que le prix est attribué à l'industrie plutôt qu'au créateur.

Une seconde seconde présence à Cannes

Lauzon n'en continue pas moins de vivre de la publicité, qui le fait vivre grassement. Il met cinq ans avant réaliser son second long métrage, Léolo, rempli de références, parfois très réalistes, parfois surréalistes, à son enfance et au milieu où elle s'est déroulée. Cette fois, la présence en compétition officielle à Cannes lui permet de fouler le tapis rouge. Les réactions à la projection sont excellentes. Mais le film ne gagne aucun prix. Lauzon en revient ulcéré, car il s'était convaincu que Léolo méritait rien de moins que la Palme d'or.

Un accident fatal

Le cinéaste provocant, l'enfant terrible du cinéma québécois trouve une fin tragique le 10 août 1997, alors qu'aux commandes de son petit avion personnel en compagnie de la comédienne Marie-Soleil Tougas, il percute une montagne dans le Nord québécois. Il n'aura réalisé que quatre films, dont trois demeurent des classiques. Pendant quelques années, l'Institut national de l'image et du son (Inis) donne des bourses Jean-Claude Lauzon à des étudiants méritants. Louis Bélanger et Isabelle Hébert lui consacrent un long métrage en 2001, Lauzon Lauzone.

Filmographie

1979 : Super Maire l'homme de trois milliards (court métrage)
1981 : Piwi (court métrage)
1987 : Un zoo la nuit
1992 : Léolo

Prix et honneurs

1988 : 13 Prix Génie pour Un zoo la nuit (meilleur film, réalisateur, photographie, direction artistique, costumes, montage, musique, chanson originale, scénario, montage sonore, son, acteur principal [Roger Lebel], acteur secondaire [Germain Houde]
1992 : Prix Génie du meilleur scénario (Léolo)
1992 : Vancouver International Film Festival pour le meilleur scénario canadien (Léolo).

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