Historien et cinéaste Fils d'un pilote maritime sur le Saint-Laurent, Denys Arcand étudie l'histoire à l'Université de Montréal, où il coréalise son premier film avec Denis Héroux et Stéphane Venne : Seul ou avec d'autres. C'est le début d'une prolifique carrière à forte saveur politique, surtout marquée par la lutte des classes et les grands débats sur le devenir de la société québécoise. Il collabore d'ailleurs à ses débuts à Parti pris, revue marxiste, existentialiste et indépendantiste. Documentariste de choc Denys Arcand passe à l'Office national du film (ONF) en 1963, à la belle époque du cinéma direct. Il y réalise des documentaires provocants qui se verront parfois censurés : Champlain, les Montréalistes, On est au coton sur les conditions de travail dans l'industrie du textile, ou Québec : Duplessis et après, sur l'évolution de la culture politique québécoise. Il présente la préparation et il analyse, à chaud, les résultats du référendum de 1980 dans Le confort et l'indifférence, film qui déplaira autant aux souverainistes qu'aux fédéralistes. Sombres fictions Les premières fictions d'Arcand, produites dans le secteur privé, dépeignent une modernité brutale : La maudite galette, sombre histoire de vol et de meurtre; Réjeanne Padovani, sur la collusion entre la mafia et les politiciens; et Gina, qui a pour toile de fond les conditions de vie du monde ouvrier. La grande télévision L'accueil tiède fait à ses premières œuvres de fiction pousse Arcand vers la publicité et la télévision : il écrit la série Duplessis, qui connaîtra un grand succès ; il participe à la réalisation de la minisérie Empire, produite par CBC; il réalise enfin les deux derniers épisodes, dans la version pour les salles et pour la télé du Crime d'Ovide Plouffe, série de Gilles Carle d'après Roger Lemelin. Les succès internationaux En 1986, Arcand réalise le premier grand succès international du cinéma québécois : Le déclin de l'empire américain, retrouvailles d'amis intellectuels où les questions sexuelles figurent parmi les grandes préoccupations du temps. Les films suivants continuent d'attirer beaucoup d'attention des critiques, et connaissent des fortunes diverses. Jésus de Montréal est célébré par un prix du jury à Cannes. Le succès culminera avec Les invasions barbares , suite tardive au Déclin… et qui se méritera, entre autres, l'Oscar du meilleur film étranger, le premier décerné à un film québécois de long métrage de fiction.
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Filmographie
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Prix et honneurs
1981 Le confort et l'indifférence (documentaire), Prix L.-E.-Ouimet-Molson décerné par l'Association québécoise des critiques de cinéma pour le meilleur film de l'année1967 Volleyball (documentaire), Réalisateur et monteur, Producteur : Office national du film 1968 Prix du court métrage au Festival de Moscou, 1968 Prix du court métrage au Festival de Karlovy Vary, Tchécoslovaquie, 1966 Parcs atlantiques (documentaire), Réalisateur et monteur
UNESCO, Bruxelles, 1967 * Prix du court métrage 1963 Champlain (documentaire) Scénariste et réalisateur
Congrès du spectacle, Montréal, 1964 * Prix du court métrage Canadian Film Awards, Toronto, 1964 * Prix du court métrage
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