Cinéma Québécois

Quête

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Pierre Falardeau

Année de naissance
1946
Métier(s)
Réalisateur et scénariste

Le duo documentaire Falardeau/Poulin
Formé en anthropologie et en ethnologie, Pierre Falardeau, né en 1946, entreprend, au début des années 1970, une œuvre cinématographique faite de fictions et de documentaires, tous marqués par ses convictions indépendantistes et ses préoccupations sociales. Il est aussi célèbre pour son ton très personnel. Avec Julien Poulin, plus tard connu comme acteur, il réalise plusieurs films engagés, parfois à compte d'auteurs, parfois avec le soutien de l'Office national du film. Dans Continuons le combat, Falardeau et Poulin transposent celui de l'indépendance du Québec dans l'arène de la lutte; ils s'amusent, à Paris, aux dépens d'une exposition qui tourne mal, dans Les Canadiens sont là; ils révèlent le moule dans lequel on fabrique des policiers dans Le Magra; ils visitent l'Algérie indépendante dans À force de courage; ils mettent en images le manifeste poétique de Michelle Lalonde, Speak White; pendant six ans, ils accumulent du matériel pour leur long métrage Pea Soup, sur l'acculturation du peuple québécois. Avec sa compagne Manon Leriche, il rend hommage au boxeur Gaétan Hart dans Le steak, célébrant un sport qui le passionne depuis son adolescence.

L'aventure des grandes causes… et d'un grossier personnage
En 1981, Pierre Falardeau réalise la première des aventures comiques d'Elvis Gratton, fédéraliste grossier qui prend les traits de l'ami Julien Poulin. Entre deux aventures de son héros très populaire, Falardeau dépeint le milieu carcéral dans Le party, il raconte l'enlèvement et l'assassinat de Pierre Laporte dans Octobre, et les dernières heures du patriote Chevalier de Lorimier dans 15 février 1839, productions parfois difficiles à financer en raison des positions qu'elles défendent, mais qui reçoivent toutes un bon accueil du public.

Éternelle grande-gueule
La liberté est le grand idéal revendiqué par Pierre Falardeau, pourfendeur des agents du colonialisme, qui courbent l'échine devant l'oppresseur. Tout le mépris du personnage est contenu dans Le temps des bouffons, court documentaire qui dénonce l'insignifiance des élites canadiennes-françaises soumises à l' « establishment  » canadien. Pierre Falardeau dit et écrit absolument tout ce qu'il pense. Et il le filme aussi, quand il trouve du financement.

Filmographie

1971    Continuons le combat
1972    À mort
1973    Les Canadiens sont là
1975    Le Magra
1977    À force de courage
1978    Pea soup
1980    Speak White
1981    Elvis Gratton
1983    Les Vacances d'Elvis Gratton
1985    Pas encore Elvis Gratton
1985    Elvis Gratton, Le King des Kings
1989    Le Party
1992    Le Steak
1993    Le Temps des bouffons
1994    Octobre
1999    Miracle à Memphis : Elvis Gratton II
2000    15 février 1839
2004    Elvis Gratton XXX
2005    La Job (scénarisation)

Prix et honneurs

1994 - Prix L.-E.-Ouimet-Molson, Octobre
1996 - Prix littéraire Desjardins, La Liberté n'est pas une marque de yogourt

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